No peace and love in Toulon…

Après avoir laissé de petits clins d’oeil mosaïstiques dans la nature, voilà un petit moment que j’avais envie de faire de même en ville. Et vu l’atmosphère plus que morose qui règne sur notre pays, le signe « peace & love » s’est imposé de lui-même. On me traitera certainement de naïve, mais j’ai toujours aimé ce symbole. S’il y avait davantage de naïfs, on vivrait peut-être dans un monde plus bienveillant et épanouissant…

Toulon - avenue du littoral 2Donc je me suis décidée dernièrement et il y a dix jours, je posais mes premiers petits symboles de paix et d’amour dans Toulon. L’un deux me plaisait particulièrement : il n’avait rien de fou, il était tout petit, mais il avait des couleurs éclatantes et je l’avais posé à la place d’une plaque de rue qui avait été enlevée, sur la rue très empruntée qui longe la mer.

Oui mais voilà, les gens qui s’expriment, qui sont un tant soit peu créatifs, ça dérange. Vous comprenez, un petit symbole pacifique, c’est bien plus laid et gênant qu’un gros panneau publicitaire, et en la matière, à Toulon, on sait y faire. Voyez plutôt le genre de pub raffinée qu’on se coltine régulièrement (ci-contre). Mayol, l'esprit du sud

Donc, vous l’aurez deviné, ma petite mosaïque a été arrachée. Bon, c’est un peu le principe en même temps et je m’y attendais, mais dix jours… !

Enfin, quelque part, ça me plaît ; ça veut dire que j’ai touché au moins une personne !! Et surtout, cette personne ne sait pas à quel point elle me donne envie de continuer ! L’Amour vaincra ! 😉

Toulon - rue des posidonies

Adieu « Perspectives Mosaïques »…

Je vous annonçais, il y a quelque temps, la tenue de la deuxième exposition « Perspectives Mosaïques », organisée à Dijon au mois de mars. Or, la triste nouvelle vient de tomber : il n’y aura pas d’exposition cette année. Manque de participants.

Peut-être aurait-il fallu relancer la communauté des artistes mosaïstes en expliquant que la tenue même de l’exposition était menacée ? Toujours est-il qu’il est plutôt triste de voir périr une manifestation qui n’en était qu’à ses débuts. Il faut dire que les initiatives ont fleuri aux quatre coins de l’hexagone ces dernières années, et même si c’est à saluer, les artistes ont peut-être un peu de mal à suivre… La mosaïque n’étant pas l’activité la plus rapide du monde, à moins d’y consacrer tout son temps, une oeuvre met un certain temps à naître (bon, on met mon propre cas à part, car là, on atteint des records !). Du coup, si les mosaïstes professionnels peuvent ainsi bénéficier de bien plus de vitrines qu’auparavant, on peut aisément imaginer que les amateurs, eux, peinent à suivre le rythme.

Toutefois, si l’on jette un oeil au message laissé par les organisatrices sur un réseau social bien connu, on note que le nombre d’artistes prêts à participer, s’il n’était pas au niveau de la première édition, était tout de même conséquent. L’ambition affichée dès la première année était peut-être un peu élevée. Mieux vaut probablement commencer petit et grandir ensuite avec la réputation et les relations nouées lors des premières éditions.

Le festival de Hazebrouck a, lui, trouvé un moyen d’attirer les artistes, en leur lançant un défi au travers de l’utilisation obligatoire d’un matériau qui change à chaque édition. Je ne sais pas combien de temps l’idée pourra être réutilisée, mais c’est un bon moyen à la fois de voir naître des créations originales et de motiver les artistes.

Terminons par un petit message à l’association « Perspectives Mosaïques » : peut-être l’année 2017 n’était-elle pas un bon cru, mais vous avez raison, « il est important de faire découvrir nos créations et notre activité de mosaïste le plus souvent possible, et (…) il n’y a pas de petite occasion de rencontrer le public et de promouvoir la mosaïque », alors attendez un peu, changez de formule, de format, de communication, de je ne sais quoi, mais ne laissez pas tout tomber ! La mosaïque a besoin de belles idées comme les vôtres !

Balade avec Space Invader…

Quand on se promène à Paris le nez en l’air, on peut découvrir tout un tas d’oeuvres de street artists, dont les petits extraterrestres en mosaïque, tout droit sortis du jeu vidéo Space Invaders, sorti en 1978 (merveilleuse année ;p ), de l’artiste… Space Invader. En voici un mini-aperçu :

Dans mon quartier toulonnais aussi, il y en avait deux, dont un, situé rue Chartreuse de Montrieux, que je trouvais particulièrement sympa. Mais voilà, tout le monde n’aime pas qu’on ajoute librement un peu de fantaisie dans sa vie… et mes chers petits Invaders ont été arrachés. A moins que -allez, soyons optimiste- un fan de l’artiste ait préféré les récupérer pour lui tout seul !

Perspectives Mosaïques 2017 : appel à candidatures

logoC’est reparti pour un tour : l’association créée par Alexandra Bergery a lancé, il y a quelque temps, les préparatifs de sa 2ème exposition « Perspectives Mosaïques », qui aura lieu à Dijon du 16 au 31 mars 2017. Pendant ces deux semaines, seront montrées au public environ soixante-dix oeuvres réalisées par soixante-dix mosaïstes différents !

Les artistes intéressés pour y participer sont donc priés de se faire connaître avant le 31 décembre 2016, en expédiant le dossier d’inscription, à demander à l’adresse mail suivante : perspectivesmosaiques@gmail.com.

Bonne création à tous !