Adieu « Perspectives Mosaïques »…

Je vous annonçais, il y a quelque temps, la tenue de la deuxième exposition « Perspectives Mosaïques », organisée à Dijon au mois de mars. Or, la triste nouvelle vient de tomber : il n’y aura pas d’exposition cette année. Manque de participants.

Peut-être aurait-il fallu relancer la communauté des artistes mosaïstes en expliquant que la tenue même de l’exposition était menacée ? Toujours est-il qu’il est plutôt triste de voir périr une manifestation qui n’en était qu’à ses débuts. Il faut dire que les initiatives ont fleuri aux quatre coins de l’hexagone ces dernières années, et même si c’est à saluer, les artistes ont peut-être un peu de mal à suivre… La mosaïque n’étant pas l’activité la plus rapide du monde, à moins d’y consacrer tout son temps, une oeuvre met un certain temps à naître (bon, on met mon propre cas à part, car là, on atteint des records !). Du coup, si les mosaïstes professionnels peuvent ainsi bénéficier de bien plus de vitrines qu’auparavant, on peut aisément imaginer que les amateurs, eux, peinent à suivre le rythme.

Toutefois, si l’on jette un oeil au message laissé par les organisatrices sur un réseau social bien connu, on note que le nombre d’artistes prêts à participer, s’il n’était pas au niveau de la première édition, était tout de même conséquent. L’ambition affichée dès la première année était peut-être un peu élevée. Mieux vaut probablement commencer petit et grandir ensuite avec la réputation et les relations nouées lors des premières éditions.

Le festival de Hazebrouck a, lui, trouvé un moyen d’attirer les artistes, en leur lançant un défi au travers de l’utilisation obligatoire d’un matériau qui change à chaque édition. Je ne sais pas combien de temps l’idée pourra être réutilisée, mais c’est un bon moyen à la fois de voir naître des créations originales et de motiver les artistes.

Terminons par un petit message à l’association « Perspectives Mosaïques » : peut-être l’année 2017 n’était-elle pas un bon cru, mais vous avez raison, « il est important de faire découvrir nos créations et notre activité de mosaïste le plus souvent possible, et (…) il n’y a pas de petite occasion de rencontrer le public et de promouvoir la mosaïque », alors attendez un peu, changez de formule, de format, de communication, de je ne sais quoi, mais ne laissez pas tout tomber ! La mosaïque a besoin de belles idées comme les vôtres !

Balade avec Space Invader…

Quand on se promène à Paris le nez en l’air, on peut découvrir tout un tas d’oeuvres de street artists, dont les petits extraterrestres en mosaïque, tout droit sortis du jeu vidéo Space Invaders, sorti en 1978 (merveilleuse année ;p ), de l’artiste… Space Invader. En voici un mini-aperçu :

Dans mon quartier toulonnais aussi, il y en avait deux, dont un, situé rue Chartreuse de Montrieux, que je trouvais particulièrement sympa. Mais voilà, tout le monde n’aime pas qu’on ajoute librement un peu de fantaisie dans sa vie… et mes chers petits Invaders ont été arrachés. A moins que -allez, soyons optimiste- un fan de l’artiste ait préféré les récupérer pour lui tout seul !

Perspectives Mosaïques 2017 : appel à candidatures

logoC’est reparti pour un tour : l’association créée par Alexandra Bergery a lancé, il y a quelque temps, les préparatifs de sa 2ème exposition « Perspectives Mosaïques », qui aura lieu à Dijon du 16 au 31 mars 2017. Pendant ces deux semaines, seront montrées au public environ soixante-dix oeuvres réalisées par soixante-dix mosaïstes différents !

Les artistes intéressés pour y participer sont donc priés de se faire connaître avant le 31 décembre 2016, en expédiant le dossier d’inscription, à demander à l’adresse mail suivante : perspectivesmosaiques@gmail.com.

Bonne création à tous !

De la moz dans Télérama !

Ca y est, chers amis mosaïstes, l’heure de la gloire a sonné !!! A la lecture d’un article publié il y a quelques semaines au sujet de la reconversion d’une piscine en médiathèque dans la petite ville de Saint-Maixent-l’Ecole (79), j’ai senti un vague sentiment d’injustice et, disons-le carrément, de révolte m’envahir…

piscine-saint-maixentIl y était en effet question de l’architecte Bernard Desmoulin et de sa belle idée d’utiliser le béton pour moderniser le lieu -lieu qui a pour particularité d’avoir abrité une piscine avec pour décor une magistrale mosaïque représentant une scène antique. Les nageurs ont ainsi pu, pendant des années, se motiver en admirant cette oeuvre qui a, fort heureusement, été conservée par Desmoulin lors de la transformation du lieu en médiathèque.

Seulement voilà : dans l’article en question (je n’ai, à mon grand regret, pas eu l’idée de le conserver lors de sa parution et je ne parviens pas à le retrouver sur le net, sorry…), l’on comprend que la mosaïque a probablement inspiré l’architecte car elle est clairement mise en valeur, mais aucun commentaire n’est fait sur sa réalisation (ou restauration ?), son origine, son ou ses auteur(s), etc. J’ai donc saisi ma plus belle plume (enfin, mon plus beau clavier !) pour crier gentiment à ce cher Télérama toute mon indignation. Et voilà-t-y pas que mon mail vient d’être publié dans le Courrier des Lecteurs du dernier numéro ! Chers mosaïstes, je vous le dis, ceci est le début de la fin de l’ignorance du monde face à notre Art !

telerama-2016-courrier-des-lecteurs

Plus sérieusement, ce n’est pas la première fois que je réagis ainsi : j’ai déjà écrit plusieurs fois à la suite d’émissions de radio et mes mails sont restés sans réponse. Je remercie donc Télérama et, qui sait, peut-être ce message donnera-t-il des idées…