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En 1964, naissait la radio portative Brionvega TS 502 Radio Cubo, créée par les designers Richard Sapper et Marco Zanuso, qui allait devenir mythique en Italie. Aujourd’hui, l’artiste Giulio Candussio, maître mosaïste de Spilimbergo, la revisite, en ajoutant à ses formes et couleurs résolument pop une touche de tradition avec quelques tesselles.

Radio Cubo Mosaico TS 522, Special Edition, Giulio Candussio x Brionvega

Radio Cubo Mosaico TS 522, Special Edition, Giulio Candussio x Brionvega

Même si la radio de 1964 était déjà à la pointe de la technologique, cette nouvelle version a été modernisée. Cinq coloris sont disponibles (voir image), mais attention, cette série est (très !) limitée et il y a seulement neuf modèles par couleur !

Si vous souhaitez en faire acquisition (l’objet mesure 23 x 13 x 13 cm et coûte 279 euros), précipitez-vous donc sur ce site ! Vous y trouverez un formulaire pour réserver votre radio.

Coup de coeur : Lynne Chinn et son « Arabesque »

Arabesque-Lynne-Chinn-detailVoilà deux jours que j’ai reçu le dernier Mosaïque Magazine et je l’ai déjà dévoré ! Il ne me reste plus qu’à le digérer tranquillement… Mais, alors que l’on met parfois du temps à s’imprégner de certains articles, alors qu’il faut revenir plusieurs fois à certaines œuvres avant de pouvoir les apprécier à leur juste valeur, l’Arabesque de Lynne Chinn, dont le vert éclatant ressort magnifiquement sur le fond noir de la couverture du magazine, m’a touchée instantanément ! J’entends d’ici les grands maîtres italiens crier au scandale devant ces « wagons » de tesselles blanches, mais le charme de cette pose peu orthodoxe opère et l’ensemble est juste fabuleux. Arabesque a d’ailleurs été primée (Juror’s Choice de Jordan Howland) lors de son exposition à Tacoma, dans l’état de Washington (USA), lors du rendez-vous de la SAMA, « Mosaic Arts International 2013 ».

Ce qui me frappe lorsque j’observe cette mosaïque, c’est l’impression de souplesse, voire même d’élasticité, des matériaux, qui sont en fait très durs, puisqu’il s’agit principalement d’émaux, de marbre et de verre. C’est ce qui ressort souvent des œuvres de Lynne Chinn. Commentant une autre de ses œuvres, elle déclarait il y a peu dans « The Decorating Diva » (magazine spécialisé dans le design de luxe) qu’elle explorait à travers ses œuvres le besoin que ressentaient les Américains de toujours rester politiquement corrects. Ainsi se montrent-ils, d’après elle, polis par peur d’éventuelles représailles, alors qu’à l’intérieur, ils peuvent être rudes et plus mordants, mais infiniment plus francs et intéressants. Je ne sais si elle avait la même idée en tête lorsqu’elle a conçu son Arabesque, mais personnellement, je trouve qu’elle correspond bien à cette œuvre : à première vue, on aperçoit un extérieur blanc, avec des andamenti plus ou moins horizontaux, un ensemble relativement lisse. Puis en s’approchant, on se rend compte que les bords sont comme cassés, irréguliers. Enfin, on se penche par-dessus, et là, on découvre des couleurs vives, des andamenti surprenants et des émaux d’or, cachés bien au fond ! Il faut presque creuser pour découvrir toute la beauté de ce drôle de chou-fleur qu’on aurait envie d’effeuiller, de peur de manquer une délicate merveille bien dissimulée…

Pour vous rendre sur le site de Lynne Chinn : http://www.lcmosaics.com/