Souvenirs de Barcelone

BarceloneLe ciel a beau être bleu par chez moi aujourd’hui, l’hiver est bien là. Entre les réjouissances de Noël et l’arrivée du printemps, on a tendance à garder la tête dans le guidon du boulot, en oubliant de respirer, même si l’air est un peu frisquet. Avec une pensée particulière pour les malchanceux qui vivent ce début d’année sous un ciel bas et humide, je prends quelques minutes pour me remémorer et partager avec vous une semaine estivale à Barcelone, pleine de surprises mosaïstiques. Comme vous pouvez vous en douter, mes visites ont tourné autour de l’artiste Antoni Gaudí ! Rappelons d’abord qui était Antoni Gaudí…

Architecte et designer originaire de Catalogne, Antoni Gaudí jouit d’une notoriété incomparable au niveau international. Né en 1852, il fut la plus grande figure de l’Art Nouveau catalan, mouvement artistique du tournant du XXe siècle, né en réaction à l’ère de l’industrialisation. Il eut comme principaux clients l’Eglise et la bourgeoisie de Barcelone, où il s’installa très tôt et dont l’architecture fut marquée durablement par son travail : sept des œuvres de Gaudí ont ainsi été classées au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1984.

De son vivant, son œuvre fut parfois controversée en raison de son originalité, de son audace. Pour lui, l’architecture était un art total : accordant le plus grand intérêt au moindre détail, il travaillait en étroite collaboration avec nombre d’artisans afin de mettre en valeur toutes sortes de matériaux. Le fer forgé acquit avec lui ses lettres de noblesse, ainsi que le vitrail, la céramique, etc. Le mobilier faisait désormais partie du bâtiment et ses formes épousaient celles des pièces dans lesquels il était intégré. Les rampes d’escaliers devenaient ergonomiques ; tout était pensé pour que le lieu soit à la fois esthétique et pratique au quotidien.

Ce qui frappe dans l’œuvre de Gaudí, c’est son aspect organique. On trouve donc toutes sortes de motifs inspirés de la nature, notamment autour de thèmes marins, mais aussi de nombreuses courbes (trait caractéristique de l’Art Nouveau), un travail torsadé du fer forgé, une taille arrondie des pierres… Par ailleurs, l’utilisation récurrente de la mosaïque, souvent en trencadis (en catalan : cassures, éclats, autre terme pour désigner la technique du picassiette), apporte une nouvelle dimension, celle de la couleur, grande oubliée de l’architecture de l’époque.

En 1926, Antoni Gaudí mourut à Barcelone, des suites de ses blessures après avoir été renversé par un tramway. Travaillant d’arrache-pied à son immense projet de la Sagrada Familia, il vivait en ermite dans son œuvre en construction. A la suite de l’accident, son allure de vagabond fit que personne ne le reconnut et il fut donc transporté trop tard à l’hôpital pour être sauvé. Il avait 74 ans.

Voici des images rapportées de quelques-uns de ces lieux magiques qu’il nous a laissés. Dans l’ordre, vous pourrez admirer les mosaïques de la Casa Batllo, du parc Guëll, du Palau Guëll, puis de la Sagrada Familia :

J’ajoute aux oeuvres de Gaudí quelques clichés de l’extérieur du Palau de la Música Catalana (Palais de la Musique Catalane), créé par l’architecte barcelonais Lluís Domènech i Montaner. Le Palau, lui aussi riche en mosaïques, constitue son œuvre la plus aboutie et il reçut en 1909 le prix de la Mairie de Barcelone.

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