No peace and love in Toulon…

Après avoir laissé de petits clins d’oeil mosaïstiques dans la nature, voilà un petit moment que j’avais envie de faire de même en ville. Et vu l’atmosphère plus que morose qui règne sur notre pays, le signe « peace & love » s’est imposé de lui-même. On me traitera certainement de naïve, mais j’ai toujours aimé ce symbole. S’il y avait davantage de naïfs, on vivrait peut-être dans un monde plus bienveillant et épanouissant…

Toulon - avenue du littoral 2Donc je me suis décidée dernièrement et il y a dix jours, je posais mes premiers petits symboles de paix et d’amour dans Toulon. L’un deux me plaisait particulièrement : il n’avait rien de fou, il était tout petit, mais il avait des couleurs éclatantes et je l’avais posé à la place d’une plaque de rue qui avait été enlevée, sur la rue très empruntée qui longe la mer.

Oui mais voilà, les gens qui s’expriment, qui sont un tant soit peu créatifs, ça dérange. Vous comprenez, un petit symbole pacifique, c’est bien plus laid et gênant qu’un gros panneau publicitaire, et en la matière, à Toulon, on sait y faire. Voyez plutôt le genre de pub raffinée qu’on se coltine régulièrement (ci-contre). Mayol, l'esprit du sud

Donc, vous l’aurez deviné, ma petite mosaïque a été arrachée. Bon, c’est un peu le principe en même temps et je m’y attendais, mais dix jours… !

Enfin, quelque part, ça me plaît ; ça veut dire que j’ai touché au moins une personne !! Et surtout, cette personne ne sait pas à quel point elle me donne envie de continuer ! L’Amour vaincra ! 😉

Toulon - rue des posidonies

Balade avec Space Invader…

Quand on se promène à Paris le nez en l’air, on peut découvrir tout un tas d’oeuvres de street artists, dont les petits extraterrestres en mosaïque, tout droit sortis du jeu vidéo Space Invaders, sorti en 1978 (merveilleuse année ;p ), de l’artiste… Space Invader. En voici un mini-aperçu :

Dans mon quartier toulonnais aussi, il y en avait deux, dont un, situé rue Chartreuse de Montrieux, que je trouvais particulièrement sympa. Mais voilà, tout le monde n’aime pas qu’on ajoute librement un peu de fantaisie dans sa vie… et mes chers petits Invaders ont été arrachés. A moins que -allez, soyons optimiste- un fan de l’artiste ait préféré les récupérer pour lui tout seul !

Les « street bugs » de Philippe Vignal

Insecte chilien de Philippe Vignal

Insecte chilien de Philippe Vignal

A l’origine, Philippe Vignal, artiste basé à Paris, crée des objets de déco en mosaïque de carrelage. Il a un style bien à lui, facilement reconnaissable, et il reproduit ainsi ses motifs géométriques sur tableaux, chaises, pendules, tables, etc.

A la suite de son aventure chilienne aux côtés d’Isidora Paz Lopez et tout un tas d’autres mosaïstes, en 2014, il s’est bâti une petite notoriété en lançant ses fameux « street bugs », des insectes colorés lâchés d’abord dans les rues parisiennes, puis, par la suite, dans le monde entier, grâce aux amis qu’il s’est faits aux Chili. Reprenant l’idée d’Invader qui a envahi la planète de ses petits extraterrestres sortis tout droit des jeux vidéo des années 80, Philippe Vignal donne à la mosaïque une visibilité par le biais du street art.

Vous trouverez ici une petite vidéo sympathique montrant l’artiste en action, en virée nocturne dans les rues sombres de Paris !

Mosaïque Magazine n°8 est sorti !

8

Le numéro 8 de la désormais célèbre et toujours seule revue française consacrée à l’art de la mosaïque, Mosaïque Magazine, est sorti !

Même les mosaïstes n’échapperont pas à la Coupe du Monde de football (qui -les grands esprits se rencontrent !- a débuté le jour de parution du magazine) avec, en couverture, une œuvre collaborative de Marcelo de Melo, Fernanda Jaton et Christian Pérès Gibaut. Derrière ce gros ballon pris dans un filet de marbre, les yeux attentifs trouveront, dans le fond couleur pelouse de terrain, les drapeaux des pays participants !

Puis, à l’intérieur du magazine, vous pourrez lire un hommage de Giovanna Galli à Riccardo Licata, maître de quelques-uns des plus grands mosaïstes contemporains, décédé en février dernier, et à qui la Maison de la Mosaïque de Paray-le-Monial avait notamment consacré une belle exposition en 2011. On trouvera également dans ce numéro un article sur l’étonnant (comme toujours !) projet de Gérard Brand pour l’église de Gerstheim (Alsace), un aperçu des œuvres qui seront exposées cet été à Paray, lors du 17e rendez-vous de la mosaïque de l’association M comme Mosaïque (cette année, autour du thème « Noir et Blanc »), un résumé de l’aventure conduite cet hiver par Isidora Paz Lopez au Chili (avec lequel la mosaïque de faïence trouve enfin une place de choix au sein de Mosaïque Magazine, youpi !), un texte sur la « street mosaic » nous expliquant que la relève après Invader est assurée, et, entre autres car je ne peux pas tout citer, quatre pages pour vous faire découvrir, si vous ne la connaissez pas déjà, la mosaïste Béatrice Serre, que je place personnellement parmi les plus grands !

Pour commander ce numéro ou d’anciens numéros, ou encore pour vous abonner, rendez-vous sur le site de Mosaïque Magazine !